Construction d'une maison passive et durable en Lorraine
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C’est un passage qui m’a plus dans le hors-série de terraeco en association avec l’ADEME sur « Comment vivrons-nous dans nos villes en 2050 »

Nos villages polluent-ils plus que nos villes ?
Ah, ces campagnards qui prennent leur voiture à tout bout de champ ! Il est loin le temps où, pour être écolo, il fallait se mettre au vert. Aujourd’hui, l’humain responsable, c’est celui qui
vit en ville, dans un milieu bien dense, avec une mobilité propre ! Halte-là, ce n’est pas si simple. Certes, les villes s’émiettent. A moins de s’appeler Crésus, il faut aller loin des centres pour être bien. Et la périurbanisation gagne du terrain. Les communes de moins de 2 000 habitants au milieu des champs mais dans l’orbite d’une grande ville poussent comme des champignons. Les dessertes de transports en commun n’y sont pas rentables. L’automobile y règne. Certaines études montrent qu’un ménage périurbain consomme trois fois plus d’énergie pour ses déplacements de proximité que celui résidant au centre.
Mais les citadins, eux, en ont vite assez de la ville. Le week-end, ils veulent du vert, de l’air. Alors ils partent… En voiture ou même en avion. Ces déplacements n’auraient peut-être pas lieu si un jardin s’étendait devant la maison. Les chercheurs nomment ça « l’effet barbecue ».
Pour la défense du village, il y a mieux encore. La part des transports représente 25 % des émissions nationales de gaz à effet de serre. « Mais abandonner les villages pour économiser des déplacements et donc du CO2 reviendrait à ne réduire les émissions globales que de quelques pour cent, avec un coût social très élevé », explique Eric Charmes, directeur du laboratoire Recherches Interdisciplinaires ville, espace, société, à l’Ecole nationale des travaux publics de l’Etat.

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Dans cette période de campagne présidentielle, la politique électronucléaire de la France est devenu un thème de débat majeur mais qui reste relativement confus. Aussi le rapport que la Cour des comptes vient de publier sur « les coûts de la filière électronucléaire », et qu’elle a préparé en réponse à une demande faite par le Premier ministre au lendemain de Fukushima, est-il particulièrement intéressant. Cette étude approfondie et très documentée permet de comprendre comment sont calculés les coûts du nucléaire mais aussi de porter un jugement sur la fiabilité des chiffres utilisés et de relativiser le poids des incertitudes par rapport au coût global. Elle met aussi en lumière l’importance stratégique de la durée de fonctionnement des réacteurs actuels et la nécessité de définir rapidement une stratégie explicite en matière de politique énergétique.

A lire sur cdurable.info

A écouter également : Coûts et bénéfices du nucléaire par franceculture

Thierry S­alomon est l’un des promoteurs en France du concept de négaWatt, et président de l’association du même nom. Pour lui, combiner efficacité énergétique et chasse au gaspillage permettrait de diminuer de 45 % notre consommation d’énergie. Cet entretien est à lire sur Télérama.fr. Morceaux choisis :

On nous a répété que, grâce au nucléaire, on serait moins dépendants du pétrole. Faux ! Nous en consommons 5 à 10 % de plus que nos voisins allemands.

 

Nous baignons dans une douce torpeur de l’ébriété énergétique. Chaque panneau vidéo de pub consomme autant que deux familles.

 

Il y a un gigantesque gisement, fait des innombrables possibilités d’économiser l’énergie dans nos maisons, nos voitures, nos ordinateurs, et aussi dans l’urbanisme, notre mode d’alimentation…

 

Avec la sobriété, on se heurte à l’obsession de la croissance et de la consommation. Comment voulez-vous inaugurer en fanfare l’isolation d’un bâtiment ?

 

Dans une maison passive, le besoin en énergie pour la production d’eau chaude sanitaire (20kWh/m².an) devient plus important que celui pour le chauffage (15kWh/m².an). Le contrôle de ce poste dans le projet qui veut réduire son impact sur l’environnement est donc essentiel.

D’autre part, dans le cadre de la certification BBC-Effinergie que nous visons (tout comme pour la RT 2012 par ailleurs), il est nécessaire d’utiliser une source d’énergie dite « renouvelable » pour le calcul thermique. Il faut donc choisir dans notre cas entre des solutions avec (mini) pompe à chaleur (eg. ballon thermodynamique, système combiné) ou le Chauffe-Eau Solaire Individuel (CESI).

Economiquement, l’avantage est clairement  au chauffe-eau thermodynamique mais utiliser simplement  l’énergie du soleil me semble aller plus dans le sens de notre projet. (Le CE thermodynamique amène également certaines contraintes : placement de l’échangeur et nuisance sonore en particulier.)

Une fois que le choix de CESI est fait, il reste à le dimensionner. Les avis et les solutions sont multiples et variés. J’arrive à la conclusion qu’il faut compter 25-27  litres d’eau chaude à 60°C par personne et par jour (=33 litres à 50°C : observation du « plan Soleil ». A cela s’ajoute la consommation du lave-linge et du lave-vaiselle (25-30 litres).

Le label BBC-effinergie (Promotelec) cadre également ce dimensionnement à travers la Ves40 qu’on retrouve dans la liste bleu ciel (attention, à partir de 2013 pour la RT2012 mais dès avril 2012 pour le label BBC-Promotelec, il faudra choisir son CESI parmi ceux qui sont « NF CESI »). Dans mon cas (plus de 5 pièces), j’ai besoin d’un CESI avec une Ves40 supérieure ou égale à 450 litres.

Vient ensuite la quantité de capteur installer. En me servant du site de TECSOL, une doc de Viessmann et de PHPP, il semble qu’avec un ballon de 390 litres, 3 panneaux plats de 2,33 m² (7m² total) seraient nécessaires . Ce qui est gênant c’est qu’il n’existe pas de « kit » Viessmann avec 3 panneaux… A suivre.

Dimensionnement Viessmann

Pour vous aider à vous forger une opinion, voici quelques documents intéressants:

 

 La seule construction d’un bâtiment BBC traditionnel consomme autant d’énergie que son utilisation pendant 30 ans. Alors que les politiques publiques mettent aujourd’hui l’accent sur la construction de bâtiments économes en énergie, l’enjeu de demain se situe sur les éco-matériaux.

A lire sur : Cleantech Republic.

[mise-à-jour 2] J’avais oublié le coup de rabot de 15%… Voir également le site de l’ADIL

[mise-à-jour] Fallait-il s’y attendre ? Les crédits d’impôts pour les travaux liés aux économies d’énergie évoluent. L’entrée en vigueur de la RT2012 pour les permis de construire de tout bâtiment au 1er janvier 2013 y est pour quelque chose. A cette date, par exemple, l’utilisation d’un chauffe eau thermodynamique (PAC) ou d’un Chauffe eau solaire individuel (CESI) sera obligatoire. Donc l’aide n’est plus nécessaire. D’un autre côté, on peut donc s’attendre à une dynamisation de ce marché et une diminution des coûts d’installation. En rénovation -où le travail est énorme-, en revanche il n’y a pas d’obligation d’atteindre un objectif particulier. C’est pourquoi les aides perdureront jusqu’à -au moins- 2015.

Voici les principales modifications du crédit d’impôt 2012 pour les travaux liés aux économies d’énergie (Loi de finance publiée au JO)  :

1/taux de crédit d’impôt

Equipement Taux du crédit impôt 2012 (inclus le rabot de 15%)
Chaudière à condensation 12 %
Isolation paroi vitré, volets, portes d’entrée 11 % (obligation d’être réalisé avec d’autres travaux)
Isolation thermique 15 %
Régulation de chauffage 15 %
Raccordement à un réseau de chaleur 15 %
Chaudière micro-cogénération gaz 18 %
Solaire thermique 32 %
Photovoltaïque 11 %
PAC air/eau 15 %
PAC eau/eau 26 %
PAC thermodynamique ECS 26 %
Echangeur géothermique 26 %
Chaudière bois ou biomasse 15 %
remplacement chaudière bois 26 %

2/ Rénovation – majoration de 10 points de l’ensemble des taux :

Les taux ci dessus peuvent être majoré de 10% si réalisation de deux dépenses sur la même année.

3/ 2012 est la dernière année pour les crédits d’impôt sur les maisons neuves (achevés depuis mois de deux ans)

A partir du 1er janvier 2013 aucun cas de crédit d’impôt n’est possible pour des maisons de moins de 2 ans.

4/ Prolongation période crédit d’impôt jusqu’en 2015

L’application de l’article 200 quater est prolongé jusqu’au 31 décembre 2015 au lieu du 31 décembre 2012.

NB : Pour la récupération d’eau de pluie, le taux du crédit d’impôt est fixé à 15 %.

Une majorité des internautes du Moniteur.fr estime que la réglementation thermique 2020 a raison de viser la construction de bâtiments à énergie positive. Même si la crédibilité de cet objectif peine à convaincre. 

A lire sur LeMoniteur.fr.

La fin de l’année 2011 approche, année qui fut marquée par le drame de Fukushima, la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl qui est aujourd’hui encore loin d’être terminée. Cet évènement démontre encore une fois, s’il le fallait, la nécessité d’enclencher la transition énergétique. Transition dans laquelle Enercoop s’est ancrée cette année de manière très concrète. 

Le cap des 10 000 clients a été franchi par la coopérative, qui grâce à un rythme accéléré de nouvelles souscriptions, compte en cette fin d’année 11 000 clients et 7 500 sociétaires.

2011 a également vu la naissance d’une nouvelle coopérative locale, en Nord-Pas de Calais, s’employant à faire vivre la transition énergétique en région après Ardenne-Champagne et Rhône-Alpes. D’autres projets doivent émerger en 2012 en Languedoc-Roussillon, Bretagne et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Le fonds d’investissement citoyen Énergie Partagée enfin est venu compléter la démarche d’Enercoop en permettant à tout un chacun de mettre à profit son épargne pour des projets d’installations dans les énergies renouvelables.

Autant d’initiatives concrétisées qui nous confortent dans l’idée qu’un modèle énergétique alternatif est plus que souhaitable, il est possible !

 

L’énergie en France : état des lieux et perspectives (.pdf 1 Mo)
Ce guide de la collection “La planète en question” dresse un panorama complet des énergies disponibles en France : fossiles, nucléaire et renouvelables.

Chiffres clés Énergie et Climat – nouvelle édition
L’ADEME, par sa présence en région et ses activités au niveau national et international, possède, collecte ou coordonne un certain nombre de données et d’études utiles. Cela lui permet de consolider de multiples indicateurs, nationaux, régionaux et sectoriels, qu’elle met chaque année à la disposition de l’ensemble des acteurs de la lutte contre le changement climatique, de la maîtrise de l’énergie et du développement des énergies renouvelables. Les Chiffres clés Énergie et Climat ont ainsi vocation à servir d’outils de référence. La nouvelle édition porte sur les chiffres 2009.

 

Une éolienne a été inaugurée chez des particuliers à Coussay près de Mirebeau. Elle fait déjà des adeptes et d’autres vont être installées dans le village.

A lire sur Nouvelle République.

Le cabinet de conseils Capgemini le dit clairement dans son Observatoire européen des marchés de l’énergie, publié mercredi 26: « Il existe une menace sur la continuité de la fourniture électrique pendant l’hiver 2011/2012 et les hivers suivants car les pointes de consommation augmentent d’année en année ». Cette menace de court terme est directement le fait de la décision politique de l’Allemagne de fermer 8 réacteurs nucléaires.

A lire sur : Le Moniteur.fr.

Dossier de presse à télécharger : [pdf]

– En 2010, chaque ménage consacre en moyenne 1 600 € pour l’énergie domestique (+ 9,5 %) et 1 300 € pour les carburants (+ 10,5 %). Au total, cela représente 2 900 euros par an et 7,2 % de leur budget. Cette dépense moyenne par ménage est, au total, un peu inférieure à ce qu’elle était en 2008 où elle pesait 7,6 % du budget. La dépense d’énergie domestique pour le logement est au même niveau qu’il y a deux ans, alors que la dépense en carburant a baissé de 2008 à 2010.

– L’énergie représente en moyenne 8,4 % des dépenses des ménages en 2006 : 4,8 % pour leur résidence et 3,6 % pour leur moyen de transport individuel.

– La part allouée aux coûts de l’énergie dans le budget d’un ménage est près de deux fois plus faible dans l’agglomération parisienne (5,7 % en 2006) qu’en zone rurale (11,3 %)

– 3,8 millions de ménages en France métropolitaine sont en situation de précarité énergétique dans leur logement (quand un foyer dépense plus de 10% de son budget pour ses factures d’énergie, il est considéré en situation de précarité énergétique)

– Dans plus d’un cas sur cinq (21,5 %), les ménages limitent leur consommation de chauffage en raison de son coût.

– La réduction de leur facture énergétique préoccupe 80% des Français.

A lire également : Les pistes de Réflexions sur la Table ronde nationale pour l’efficacité énergétique.

La petite communauté de communes de Mené, dans les Côtes-d’Armor, s’est inspirée de la démarche négaWatt pour relever le défi de l’autonomie énergétique et parvenir, d’ici à 2030, à satisfaire ses besoins énergétiques à l’aide des seules ressources renouvelables locales.

Article à lire également sur habiter-vert.com

 

 

A lire sur Marianne2.fr :  Hold-up sur les énergies vertes.

Le plus gros casse du XXe siècle pour ce qui regarde le bradage des intérêts publics au profit du secteur privé a été celui des autoroutes, effectué sous la présidence Chirac.

Le record du XXIe siècle dans le domaine du gachis industriel pourrait bien, lui, revenir à Nicolas Sarkozy avec la récente manoeuvre orchestrée depuis l’Élysée pour provoquer un phénomène de concentration dans le secteur de l’énergie verte.

Un article à propos du livre « Les Profiteurs du développement durable » de Yvan STEFANOVITCH :

L’Allemagne n’a pas attendu des années pour tirer les leçons de la catastrophe de Fukushima. Ce qui n’est en France que le nom d’un mouvement contestataire – Sortir du nucléaire – deviendra bientôt une réalité outre-Rhin. En 2022, le dernier des 17 réacteurs du pays encore en activité s’arrêtera. Les énergies renouvelables auront alors pris leur essor. L’éolien et le photovoltaïque représentent déjà 9 % de la consommation d’électricité de nos « cousins germains », contre 1,8 % en France. L’industrie allemande des énergies vertes est sans doute la seule au monde à pouvoir tenir tête au rouleau compresseur chinois. Elle emploie plusieurs centaines de milliers de salariés. Autant que l’atome dans l’Hexagone !

La France disposait pourtant d’entreprises à la pointe de l’innovation dans les années 1990. Elles ont été étouffées par le lobby nucléaire. « Rien n’a vraiment changé depuis Louis XIV », déplore le journaliste d’investigation Yvan Stefanovitch, auteur d’une enquête fouillée sur « Les Profiteurs du développement durable ». « Du fait de l’inexistence du pouvoir régional, les initiatives locales n’émergent pas. Tout se passe à Paris où, avec la connivence de l’État, le club des cinq de l’énergie (EDF, GDF-Suez, Veolia, Total et Areva) se contente d’empocher les profits des énergies renouvelables les plus juteuses, sans qu’une véritable structuration des filières soit mise en œuvre.

 

A lire sur le SudOuest.fr : « Énergies vertes : le club des cinq empoche la mise »