Construction d'une maison passive et durable en Lorraine
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Dans cette période de campagne présidentielle, la politique électronucléaire de la France est devenu un thème de débat majeur mais qui reste relativement confus. Aussi le rapport que la Cour des comptes vient de publier sur « les coûts de la filière électronucléaire », et qu’elle a préparé en réponse à une demande faite par le Premier ministre au lendemain de Fukushima, est-il particulièrement intéressant. Cette étude approfondie et très documentée permet de comprendre comment sont calculés les coûts du nucléaire mais aussi de porter un jugement sur la fiabilité des chiffres utilisés et de relativiser le poids des incertitudes par rapport au coût global. Elle met aussi en lumière l’importance stratégique de la durée de fonctionnement des réacteurs actuels et la nécessité de définir rapidement une stratégie explicite en matière de politique énergétique.

A lire sur cdurable.info

A écouter également : Coûts et bénéfices du nucléaire par franceculture

Dans une maison passive, le besoin en énergie pour la production d’eau chaude sanitaire (20kWh/m².an) devient plus important que celui pour le chauffage (15kWh/m².an). Le contrôle de ce poste dans le projet qui veut réduire son impact sur l’environnement est donc essentiel.

D’autre part, dans le cadre de la certification BBC-Effinergie que nous visons (tout comme pour la RT 2012 par ailleurs), il est nécessaire d’utiliser une source d’énergie dite « renouvelable » pour le calcul thermique. Il faut donc choisir dans notre cas entre des solutions avec (mini) pompe à chaleur (eg. ballon thermodynamique, système combiné) ou le Chauffe-Eau Solaire Individuel (CESI).

Economiquement, l’avantage est clairement  au chauffe-eau thermodynamique mais utiliser simplement  l’énergie du soleil me semble aller plus dans le sens de notre projet. (Le CE thermodynamique amène également certaines contraintes : placement de l’échangeur et nuisance sonore en particulier.)

Une fois que le choix de CESI est fait, il reste à le dimensionner. Les avis et les solutions sont multiples et variés. J’arrive à la conclusion qu’il faut compter 25-27  litres d’eau chaude à 60°C par personne et par jour (=33 litres à 50°C : observation du « plan Soleil ». A cela s’ajoute la consommation du lave-linge et du lave-vaiselle (25-30 litres).

Le label BBC-effinergie (Promotelec) cadre également ce dimensionnement à travers la Ves40 qu’on retrouve dans la liste bleu ciel (attention, à partir de 2013 pour la RT2012 mais dès avril 2012 pour le label BBC-Promotelec, il faudra choisir son CESI parmi ceux qui sont « NF CESI »). Dans mon cas (plus de 5 pièces), j’ai besoin d’un CESI avec une Ves40 supérieure ou égale à 450 litres.

Vient ensuite la quantité de capteur installer. En me servant du site de TECSOL, une doc de Viessmann et de PHPP, il semble qu’avec un ballon de 390 litres, 3 panneaux plats de 2,33 m² (7m² total) seraient nécessaires . Ce qui est gênant c’est qu’il n’existe pas de « kit » Viessmann avec 3 panneaux… A suivre.

Dimensionnement Viessmann

Pour vous aider à vous forger une opinion, voici quelques documents intéressants:

 

La fin de l’année 2011 approche, année qui fut marquée par le drame de Fukushima, la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl qui est aujourd’hui encore loin d’être terminée. Cet évènement démontre encore une fois, s’il le fallait, la nécessité d’enclencher la transition énergétique. Transition dans laquelle Enercoop s’est ancrée cette année de manière très concrète. 

Le cap des 10 000 clients a été franchi par la coopérative, qui grâce à un rythme accéléré de nouvelles souscriptions, compte en cette fin d’année 11 000 clients et 7 500 sociétaires.

2011 a également vu la naissance d’une nouvelle coopérative locale, en Nord-Pas de Calais, s’employant à faire vivre la transition énergétique en région après Ardenne-Champagne et Rhône-Alpes. D’autres projets doivent émerger en 2012 en Languedoc-Roussillon, Bretagne et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Le fonds d’investissement citoyen Énergie Partagée enfin est venu compléter la démarche d’Enercoop en permettant à tout un chacun de mettre à profit son épargne pour des projets d’installations dans les énergies renouvelables.

Autant d’initiatives concrétisées qui nous confortent dans l’idée qu’un modèle énergétique alternatif est plus que souhaitable, il est possible !

 

 

[..]le Costic a mené pendant deux ans, pour le compte de l’Ademe et de la FFB UECF, une étude sur la question. Etude intégrant un volet calculs de consommation sur l’air extrait dans les maisons individuelles – consommations ensuite comparées avec les résultats obtenus avec les installations solaires thermiques et les ballons classiques.

Résultat : une différence entre la mesure du Cop constructeur et la performance réelle de l’installation. « L’étude montre que l’efficacité des chauffe-eau thermodynamiques en situation avoisine les 1,8. Cette valeur se dégrade si l’on choisit une température de consigne plus élevée, si la température de l’air est inférieure, air puisé en volume non chauffé ou air extérieur, et si les besoins d’eau chaude sont faibles ». Performance honorable proche de celle d’un chauffe-eau solaire thermique et qui permet quand même de diviser par deux la facture finale.

A lire sur lemoniteur.fr : Chauffe-eau thermodynamiques au banc d’essai

La petite communauté de communes de Mené, dans les Côtes-d’Armor, s’est inspirée de la démarche négaWatt pour relever le défi de l’autonomie énergétique et parvenir, d’ici à 2030, à satisfaire ses besoins énergétiques à l’aide des seules ressources renouvelables locales.

Article à lire également sur habiter-vert.com

Un article à propos du livre « Les Profiteurs du développement durable » de Yvan STEFANOVITCH :

L’Allemagne n’a pas attendu des années pour tirer les leçons de la catastrophe de Fukushima. Ce qui n’est en France que le nom d’un mouvement contestataire – Sortir du nucléaire – deviendra bientôt une réalité outre-Rhin. En 2022, le dernier des 17 réacteurs du pays encore en activité s’arrêtera. Les énergies renouvelables auront alors pris leur essor. L’éolien et le photovoltaïque représentent déjà 9 % de la consommation d’électricité de nos « cousins germains », contre 1,8 % en France. L’industrie allemande des énergies vertes est sans doute la seule au monde à pouvoir tenir tête au rouleau compresseur chinois. Elle emploie plusieurs centaines de milliers de salariés. Autant que l’atome dans l’Hexagone !

La France disposait pourtant d’entreprises à la pointe de l’innovation dans les années 1990. Elles ont été étouffées par le lobby nucléaire. « Rien n’a vraiment changé depuis Louis XIV », déplore le journaliste d’investigation Yvan Stefanovitch, auteur d’une enquête fouillée sur « Les Profiteurs du développement durable ». « Du fait de l’inexistence du pouvoir régional, les initiatives locales n’émergent pas. Tout se passe à Paris où, avec la connivence de l’État, le club des cinq de l’énergie (EDF, GDF-Suez, Veolia, Total et Areva) se contente d’empocher les profits des énergies renouvelables les plus juteuses, sans qu’une véritable structuration des filières soit mise en œuvre.

 

A lire sur le SudOuest.fr : « Énergies vertes : le club des cinq empoche la mise »