Construction d'une maison passive et durable en Lorraine
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La plate-forme Maison Passive vient de publier le second volet de leur dossier sur les fenêtres pour maison passive.

Même si ce dossier est spécifiquement tourné sur le marché belge, il est très éclairant !

A lire sur maisonpassive.be : Quelles fenêtres pour ma maison passive ?

A savoir que pour les fenêtres, il existe une problématique qui m’est apparu lors de la conception de notre projet.

Les fenêtres influent sur les besoins thermiques du bâtiment de 2 manières : elles vont causer une déperdition thermique, et elles sont également la source d’un apport d’énergie.

  1. Déperdition thermique : les fenêtres font un « trou » dans l’enveloppe thermique du bâtiment. Elles doivent donc être très efficaces thermiquement. A titre de comparaison, le mur d’une maison passive a un U de l’ordre de 0,15~0,10 ; une fenêtre très performante : 0,7. La fenêtre est donc entre 4 et 7 fois moins performante qu’un mur.
    Plusieurs paramètres influent sur la déperdition : la performance du vitrage (Ug), la performance du chassis (Uf), la performance de l’espaceur (Psi esp) et la performance de la pose de la fenêtre caractérisé par le pont thermique d’installation (Psi installation).
  2. Apport d’énergie : La fenêtre va permettre de faire rentrer de l’énergie via le rayonnement solaire. Afin d’optimiser cet apport d’énergie, plusieurs facteurs liés au choix de la fenêtre elle même (si vous laissez vos vitres très sales ou si l’immeuble d’en face vous fait de l’ombre, ça va être compliqué…) sont à prendre en compte :  la surface de vitrage par rapport à l’ouverture dans le mur doit être la plus grande possible (influence de la taille du châssis, présence et taille des traverses/meneaux), et le facteur solaire doit être le plus élevé possible (g=60% sur les meilleurs triple). La position de la fenêtre dans le mur (en profondeur) a également une influence puisque plus la fenêtre est posé vers l’intérieur de la maison, plus il y aura des ombrages.

En théorie donc, on met de grandes baies vitrées sur les murs face au sud.

En pratique… c’est plus compliqué. Plusieurs restrictions/contraintes sont a prendre en compte.

Première limitation, le fabricant. Un triple vitrage performant (facteur solaire de 60%) c’est du 4/18/4/18/4 avec gaz argon. Ca veut dire 3 feuilles de verre de 4mm séparée par un espace de 18mm rempli de gaz argon. Aucun fabricant ne vous fera une baie vitrée de 3m sur 4m avec ce type de vitrage. Elle serait trop fragile. On vous remplace alors au moins une feuille de 4mm par du 6mm. Du coup le facteur solaire dégringole. Même effet si vous passez vos vitrages en Stadip 44.2 (verre de sécurité). Autre contrainte, celle des ouvrants. Chaque fabricant limite le poids et donc la taille des ouvrants.

Deuxième limitation, le menuisier qui va poser les fenêtres. Y’en n’a pas beaucoup qui vont vouloir poser une baie vitrée de 400kg au premier étage ! (limite technique, risque de casse, …) Certains voient également une limite dans la taille des ouvrants ; une grande taille rendrait les réglages difficiles dans le temps.

En pratique donc, il faut un savant mélange de tâtonnement et/ou d’expérience pour placer/dimensionner ses menuiseries dans un projet. Réduire une baie pour pouvoir y mettre un vitrage à fort facteur solaire ou rajouter un meneau ?

Par exemple : En Internorm, une baie vitrée (fixe Edition) en 2,4m x 1,55m en facteur solaire 0,5 est égale (dans le bilan thermique) à une baie de 2,4m x 1,25m en facteur solaire 0,6 (la limite de hauteur en vitrage solar se situe entre 1,2m et 1,55m sur cette baie, je n’ai pas encore la réponse…). Que faire alors ? A bilan thermique égal, ce sont les besoins de lumière, le prix ou les contraintes du bâtiment qui devraient guider votre choix.

Pour l’apprenti concepteur, le Uw de la fenêtre n’est pas un élément comparatif suffisant. Contraintes du fabricant, de l’installateur, du bâtiment, la problématique des menuiseries est complexe pour celui qui veut les optimiser.

Comme le souligne le rédacteur du blog de la maison Kokoon dans ce billet, la solution serait-elle de moins tenir compte des apports solaires dans la conception d’une maison passive ?

Je pense pour ma part que ça vaut le coût d’optimiser… sinon c’est pas drôle :)

La 15ème conférence internationale du « Passivhaus » a rassemblé, fin mai, plus de 1.200 participants, de près de 40 pays, à Innsbruck en Autriche dont Ulrich Rochard, ingénieur au bureau détudes Pouget Consultants. De retour, il fait le point sur le développement du concept « Passif ».

à lire  « Le mouvement « Passivhaus » connait une forte dynamique à travers le monde entier » – Le Moniteur.fr.

Décrypter : influencés par nos voisins allemands, autrichiens ou suisses, nous sommes de plus en plus nombreux à opter pour des maisons dites ‘ écolos ‘. En France, le label BBC (Bâtiment Basse Consommation) deviendra la norme obligatoire pour toute construction, après 2013. ‘La maison France 5’ est allée à la rencontre des esprits novateurs : maison passive, à énergie positive, bâtiment basse consommation, on décrypte les nouveaux habitats écologiques.

A revoir  ensuite sur La maison France 5

Encrassement des filtres

Pour Olivier Sidler, l’observation la plus importante concernant les installations de ventilation réside dans « l’encrassement rapide des filtres au soufflage et les chutes de débit qui s’ensuivent ». « On a pu évaluer qu’après 4 mois, l’encrassement d’un filtre est tel qu’il réduit de 10% le débit soufflé. On a mis aussi en évidence qu’un simple nettoyage n’était, en général, pas suffisant, et ne lui permettait pas de retrouver ses qualités d’origine, ce qui avait pour conséquence un encrassement encore plus rapide. Enfin, l’absence totale de changement de filtre conduit à ce qu’au bout de 10 mois, il ne reste plus que 30 % du débit nominal qui est soufflé ». Conséquence: l’encrassement touchant davantage le filtre de soufflage, un déséquilibre des débits s’établit. »

Ce déséquilibre des débits entraîne des infiltrations d’air par les parois peu étanches.

Le résultat est un air froid qui pénètre dans le volume chauffé sans être préchauffé par l’échangeur double flux » explique le directeur d’Enertech. Il en découle une augmentation de la charge de chauffage variant de 7 à 10 kWh/an/m²Shab en énergie utile, selon l’opération.

via Ventilation: ce qu’il faut changer pour que le BBC devienne réalité – Bâtiment – Le Moniteur.fr.

[Le rapport complet sur un des 8 immeubles]

Lien :  Mi@ep.

« Le concept de Bâtiment à Energie Positive (BEPOS) découle des évolutions technologiques en termes d’isolation et de production d’énergie, de principes bioclimatiques mis en œuvre dans le bâtiment depuis les premiers chocs pétroliers.

Ce concept émergeant est séduisant et représente un défi pour l’avenir. Les bases de sa mise en œuvre restent néanmoins à préciser. Pour aider à cette édification, il faut mettre à disposition de tous des méthodes de constitution et de partage des connaissances pour que l’ensemble des acteurs du bâtiment mais aussi les usagers soient concernés par cette problématique et que les préoccupations de chacun soient prises en compte.

L’établissement d’un guide interdisciplinaire va dans ce sens mais il serait illusoire de prétendre être exhaustif alors que les expériences dans ce domaine sont encore aujourd’hui peu nombreuses.

L’idée d’un guide sous format web doit permettre, d’une part la diffusion des connaissances existantes dans chacune des disciplines concernées par la construction de bâtiments à usage d’habitation et d’autre part d’intégrer les nouvelles expériences pour que chacun puisse en bénéficier. Avant de décrire la structuration du guide et avant de se lancer dans une navigation effrénée, il est important de s’imprégner du contexte dans lequel le concept d’énergie positive peut être abordé suivant différents points de vues exprimés dans les sous chapitres d’introduction au Guide.


 

La consommation énergétique de 8 immeubles  de logements  BBC implantés au sein d’un des premiers écoquartiers français a été mesurée par le bureau d’études Enertech. Les résultats viennent d’être dévoilés. Ils font notamment ressortir  le décalage entre simulation et consommation réelle. Explications sur le poste chauffage.

A lire sur Chauffage: ce qu’il faut changer pour que le BBC devienne réalité – Bâtiment – Le Moniteur.fr.

Le lamibois
Le panneau contrecollé-croisé
Le caisson-plancher creux
Le mur-plancher en bois tourillonné

Le point sur les bois structuraux de dernière génération | Actu du BTP avec Batiweb.

… par Cotralim.

Article dans « Le Bois internationnal » : [pdf]

Toutes les bonnes raisons de construire en bois. : un site plutôt bien fait avec pas mal d’infos.

La maison passive – ecologie-pratique.org : le suivi du chantier qu’on retrouve dans le magazine  « La maison écologique ».

 


Maison Carré 21 à Pouilly en Auxois 21 :: CMB.

Article sur Ekopedia : [pdf]

A lire cet article sur des logements sociaux construits avec certains murs en béton banché et le reste en ossature bois (poutre en I).

Exemple flagrant de la bêtise du BBC/RT2005, « La ventilation double flux suffit à chauffer les logements. Les chaudières à condensation assurant la production d’eau chaude. Une situation paradoxale néanmoins : pour répondre à la RT2005, il nous a fallu installer des radiateurs dans toutes les pièces. ».

VMC DF, chaudière gaz et radiateurs (élec ou eau ?) dans toutes les pièces : les habitants n’auront pas froid !

Maison passive sur Technopieux dans un terrain en pente… Photos et Blog.

Construite il y a un an et demi.

Composition des murs extérieurs:
– Parement intérieur en lambris de douglas français naturel 20mm
– Vide technique 50mm isolé par des rouleaux de Métisse M
– Contreventement en Agepan DWD 16mm
– Ossature bois 65x295mm isolée en ouate de cellulose insufflée à 60kg/m3
– Steico universal 22mm
– Lattage 50mm
– Parement extérieur en bardage de douglas français naturel 20mm

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